Plantes

Des mots pour les dire...

Herbacée Annuelle Bisannuelle Vivace 

Cespiteuse Stolonifère Rhizomateuse 

Ligneuse Arbustive Suffrutescente 

 Prostrée Etalée Dressée 

Rampante Sarmenteuse Volubile

 Drageonnante Stolonifère Bulbeuse  

Glabre hirsute pubescente 

soyeuse scabre urticante 

vulnérante

Feuille simple digitée pennée,

entière dentée lobée

mate brillante

Inflorescence en épi grappe 

ombelle corymbe panicule 

Fleur hermaphrodite

monoïque dioïque polygame

Fécondation entomogame anémogame

hydrogame autogame apogame

Dissémination 

barochore anémochore zoochore

  myrmecochore hydrochore

Les mots qu'elles aiment...

Phile

Cole

Sciaphile Photophile Heliophile

Xerophile Mesophile Cryophile

Anémophile Entomophile Myrmécophile

Rhéophile Hydrophile Hygrophile

Stegophile Astégophile

verdonflores

Petits inventaires communaux

PLANTES

 

Sont présentées ici les plantes munies de vaisseaux conducteurs; plantes à fleurs et fougères.

 

  -Les Ptéridophytes (végétal en forme d'aile) que sont les Fougères, formaient les fameuses forêts du Carbonifère dont ils nous reste la houille et ses acolytes. Elles sont anciennes, et leur vielle technique de reproduction ne connaitra pas le même succès que celui des plantes à fleurs, les Angiospermes qui arriveront bien plus tard et révolutionneront la sexualité végétale.

Ce sont des cryptogames (sexualité cachée) vascularisées, c’est à dire qu’elles n'ont pas la sexualité aussi ostentatoires que celles des plantes à fleurs, mais partagent avec ces dernières un système circulatoire qui distribue la sève dans l’ensemble de la plante, et restent proches des mousses pour leur mode de reproduction.

Les fougères ne produisent donc ni fleurs ni graines, elles confient la rencontre des gamètes à des spores qui en germant au loin élaboreront un prothalle, minuscule production végétale sur laquelle s’uniront les fameux gamètes.

De cette fusion se développera une nouvelle fougère.

Les fougères ne portent donc pas en elle le fruit de leurs entrailles. Les plantes à fleurs, plus techniques, apprendront en un déluge d’inventions l’art de couver puis d'éjecter leurs descendances.

Potentilletalia caulescentis Asplenium j

PTERYDOPHYTES

Athyrium filix femina hohneck copie.jpg

-Les Phanérogames exposent donc leurs sexualités sous formes d’organes reproducteurs comme la fleur de la campanule, l’épillet de la graminée où le cône du pin. Ces différentes architectures ont néanmoins toutes le même objectif, produire de l’ovule et du pollen, tout en procurant pour ce dernier un système de transport fiable lui permettant d'aller féconder d’autres ovules que ses soeurs, au loin.

PHANÉROGAMES

Paeonia officinalis ssp hulthii f. blanc
Catananche caerulea ch' copie.jpg

Cet impératif de fécondation croisée, pour ces êtres immobiles, est à l’origine de la diversité foisonnante de techniques de pollinisation adaptées à chaque type de transporteur. A noter qu'un certain nombre de fleurs ne produisent pas de pollen mais se clonent et que d'autres s'autofécondent de leur propre pollen.

Pour le transport du pollen, on peut classer les plantes en deux grands groupes, l'un se servant des éléments naturels que sont l'eau et le vent et l'autre, le plus richement représenté, qui se sert des insectes pour ce genre de transport. 

-Les hydrogames, très peu représentées, dont les gamètes sont transportés par l'eau se rencontrent chez quelques plantes aquatiques et strictement chez toutes les fougères dont les gamètes mobiles ne peuvent se déplacer qu'en milieu aquatique, tout comme nos gamètes.

-Les anémogames, spécialisées dans les vents, sont avant tout des herbes et apparentées, comme les avoines ou les luzules,  mais aussi des ligneux comme le chêne ou le noisetier. L'épi ou le chaton qui produit le pollen est dépourvu de tout artifice tape à l'oeil, il se laisse vendanger par les courants d'airs.

-Les entomogames, de loin les plus nombreuses, pactisent avec l'immense faune des insectes, créant des liens souvent étroits avec une espèce un genre ou une famille d'espèces, remarquable chez les hymenoptères. Tous les butineurs ne fréquentant pas toutes les fleurs.

 Des architectures florales attirantes, grande spécialité des ombellifères, hypermarchés du nectar, des couleurs aguichantes parmi la redondance de jaune qui attire particulièrement l'entomofaune de nos climats tempérés, des parfums trompeurs aussi, pour quelques escroqueries où les Ophrys excellent,  parmi les récompenses honnêtes pour attirer et fidéliser le client.

Populus alba flo Mezel& copie.jpg

Fleur anémogame, pollen disséminé par le vent

Fleur entomogame,  pollen disséminé par les insectes

Urospermum picroides Coudon copie.jpg
Pyrus spinosa ch fr1.jpg

Fruit anémochore, graine disséminée par le vent

Fruit zoochore, graine disséminée par ses consommateurs

Graines à élaïosome de la violette, une myrmécophile, 

friandise des fourmis transporteuses de graines

 La plante porte sa fleur, une fois par an généralement mais quelques autres le font à l'année, puis elle se repose et s’occupe à développer gentiment son être pendant la saison clémente, ensuite elle dort.

 Elle habite tous les lieux qui lui permettent de développer ses racines, les terres avant tout mais aussi l’eau ou le sommet d’un rocher. Quelques unes habitant dans les autres et moins nombreuses encore sur les autres, spécialité tropicale.

 La racine est la face caché de l'usine, elle est en souche ramassée, en profond pivot, en dense enchevêtrement ou encore éparpillée par ses rhizomes au milieu de tout le monde. Elle pompe les eaux chargées de sels minéraux et la vascularisation s'occupe d'acheminer toute cette énergie aux organes transformateurs, la haut. Puis, ayant terminé ses livraisons, elle repart, s'évaporant par les feuilles, vidée.

 La face émergée est une herbe annuelle qui accompli tout son cycle en une saison puis meurt, une bisannuelle qui l’opère en deux ans ou une plante pérenne qui végète des années puis enfin les plantes ligneuses, arbres et arbustes de quelques décennies d’existence à quelques nombreux siècles. 

Les mots d'elles

Les mots du peuple

La cour des grands

Populaie Aulnaie Saulaie

Tiliaie Charmaie Frênaie

Chênaie Hêtraie Erablière 

Pinède Pessière Sapinière 

Lavandulaie Thymaie Buxaie

Les mots d'amour

Pollen intime

sans fécondation, clonage

auto fécondation

transporté par les insectes

transporté par le vent

transporté par l'eau

Apogame

Autogame

Entomogame

Anémogame

Hydrogame

Les mots de maison

Histoire de terroirs

Garide Lande Fourré

Tonsure Pelouse Prairie

Friche Ourlet Berme

Herbier Mégaphorbiaie Ripisylve

Les mots d'espoir

Voir partir sa graine

avec le vent

en l'éjectant

accrochée aux plumes et poils

aux estomacs 

chez les fourmis

dans l'apesanteur

Anémochore

Autochore

Epizoochore

Endozoochore

Myrmécochore

Barochore

Les mots de caractère

VÉGÉTAl

d'ombre

de lumière

de soleil

des conditions froides

des conditions tempérées

des conditions arides

des montagnes

Sciaphyte

Photophyte

Heliophyte

Cryophyte

Mésophyte

Xérophyte

Orophyte

HABITE

les eaux douces

la terre

l'humus

les rochers terreux

les fissures

les moissons

Dulçaquicole

Terricole

Humicole

Saxiterricole

Fissuricole

Messicole

AIME

un substrat basique

un substrat neutre

un substrat acide

un sol riche

un sol pauvre

la chaleur

le froid

le tempéré

le vent

la pluie

les fourmis

Calciphile

​neutrophile

Acidophile

Nitrophile

Oligotrophile

Thermophile

Psychrophile             

Mésophile                

Anémophile              

Ombrophile               

Myrmecophile

Les grands mots

Classes Phytosociologiques Paluardes

 

Herbacées liées aux roches calcaires

  -Parois : 

Asplenietea trichomanis 

  -Éboulis : 

Noccaeetea rotundifoliae 

 -Pelouses sur lithosols : 

Sedo albi subsp. albi - Scleranthetea perennis 

 

Herbacées des pelouses calcaires

 -Pelouses annuelles : 

Stipo capensis - Brachypodietea distachyi

 -Pelouses vivaces :

Festuco valesiacae - Bromopsidetea erectae

 -Pelouses vivaces d'altitude :

Seslerietea caeruleae

 -Prairies de fauche :  

Agrostio stoloniferae - Arrhenatheretea elatioris

Herbacées liées aux ligneux

 -Lisières et ourlets :

Trifolio medii - Geranietea sanguinei

 -Sous-bois :

Anemono nemorosae - Caricetea sylvaticae

Herbacées liées aux activités humaines

  -Friches à annuelles et bisannuelles :

Sisymbrietea officinalis

  -Ourlets d’annuelles printanières :

Cardaminetea hirsutae

 -Annuelles prostrées des lieux piétinés :

Lepidio squamati - Polygonetea avicularis 

  -Friches vivaces  arides :

 Onopordetea acanthii subsp. acanthii

  -Friches vivaces fraiches :

Glechomo hederaceae - Urticetea dioicae

  -Annuelles liées aux cultures : 

 Stellarietea mediae

 

Fruticées

 -Garrigues des sols secs méditerranéens :

Rosmarinetea officinalis

 -Groupements des berges caillouteuses :

Salicetea purpureae subsp. purpureae

 -Groupements sur sols constitués :

Rhamno catharticae - Prunetea spinosae

 

Boisements

 -Boisements d’espèces caduques :

Fraxino excelsioris - Quercetea roboris

 -Boisements d’espèces sempervirentes :

Pino halepensis - Quercetea ilicis

 

 

 Milieux 

 Végétations 

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Parois

La caractéristique des espèces pariétales est de ne pas recevoir les pluies directement au pied, seules les eaux de percolation sont accessibles.

En falaise il y a peu de place disponible pour la végétation qui s'en trouve disséminée dans les rares fissures viables. Strictement, une pariétale ne fréquente que les parois de roche compacte où elles signalent par leurs présence les filons hydraulique temporaires des fissures et fractures. Ces saxicoles strictes ne viennent pas dans les fissures terreuses où se développent beaucoup d’espèces des rocailles. Le nombre d’espèces strictement pariétales est très peu élevé, c’est une petit monde discret qui accueille ici les trois endémiques des Gorges du Verdon:

Sabline du Verdon (Moehringia intermedia), Raiponce du Verdon (Phyteuma villarsii) et la Doradille du Verdon (Asplenium jahandiezii)

-Potentilletalia
-Potentilletalia

Ordre lié aux parois basophiles européennes Espèce type Potentilla caulescens

Saxifragion callosae
Saxifragion callosae

Alliance montagnarde liée aux parois basophiles ligures, la Provence sud orientale. Espèce type: Saxifraga callosa subsp. callosa

Phyteumetum villarsii
Phyteumetum villarsii

Asplenium jahandiezii, A.trichomanes, Adiantum capillus-veneris

Asplenium ceterach
Asplenium ceterach

Les Asplenium sont de petites fougères ,strictement pariétales, de la taille d’une soucoupe, aux frondes pennées, étalées sur le support. Le dessous des folioles abrite les sporanges, producteurs de spores, à la forme typiquement allongée. Le Ceterach officinal, souvent héliophile, se protéger du soleil en repliant ses frondes pour lui présenter alors son dos couvert d'écailles rousses anti-évaporation.

Asplenium fontanum
Asplenium fontanum

La Doradille des fontaines, d’un vert gai, ne les fréquente guère mais aime cette ambiance fraiche qu’elle associe à des endroits ombragés jusqu’à sombre, elle ne supporte pas le soleil et fréquente les failles et ruines confinées.

Asplenium jahandiezii
Asplenium jahandiezii

Son habitat caractéristique est le plafond des baumes confinées des gorges du Verdon. Cette position particulière associée à l'absence de courants d'air limite drastiquement ses possibilités de colonisation en dehors de la cavité qui l’abrite. Endémique des Gorges du Verdon entre le couloir Samson et le Galetas. A noter quelques stations relativement éloignées du Verdon dans des conditions assez similaires.

Asplenium trichomanes subsp. quadrivalenss
Asplenium trichomanes subsp. quadrivalenss

La Doradille, au rachis capillaire typiquement rouge, habite les parois, les ruines et murets jamais très ensoleillées ni trop sèches. Cette sous espèce sciaphile des plus courantes se rencontre souvent avec A.jahandiezii, au plus profond des baumes.

Asplenium trichomanes subsp. hastatum
Asplenium trichomanes subsp. hastatum

Semble être une forme intermédiaire entre le précédent et le suivant tant par la forme des folioles que par l'écologie. Fissures lumineuses généralement peu ensoleillées.

Asplenium trichomanes subsp hastatum
Asplenium trichomanes subsp hastatum
Asplenium trichomanes subsp. pachyrachis
Asplenium trichomanes subsp. pachyrachis

-Asplenium subsp pachyrachis. Forme la plus petite des trois aux courte frondes sinueuses, très peu nombreuses épousant intimement les reliefs de son support. Situations sèche et chaude supportant de brefs ensoleillements.

Asplenium ruta-muraria
Asplenium ruta-muraria

De port très différent des autres Asplenium, la Doradille des murs ne fait pas de rosettes mais lance de courte tiges feuillées au sommet et d'aspect moussu

Asplenium ruta-muraria
Asplenium ruta-muraria
Aster bellidiastrum
Aster bellidiastrum

Cet Aster aux allures de pâquerette, d’où son nom, habite les fissures terreuses fraiches à suintantes des parois ombragées lumineuses mais jamais ensoleillées. Asteracée au feuillage persistant fleurissant généreusement de mai à juillet.

Bupleurum petraeum
Bupleurum petraeum

Ombellifère à rosette de feuilles en gouttière longues et étroites des parois et rocailles de pente à partir de 1500m. Floraison jaune ample et aérée en juillet-aout.

Campanula rotundifolia ssp macrorrhiza
Campanula rotundifolia ssp macrorrhiza

Campanule rhizomateuse aux feuilles basales de contour arrondi, les caulinaires étant étroitement lancéolées, des fissures de falaises lumineuses à ensoleillées où elle fleurit abondamment dès mai et jusqu’à aout en altitude. La forme type, à fleurs moins grosses et plus claires, se rencontre dans les rocailles et pelouses rocailleuses.

Centranthus lecoqii
Centranthus lecoqii

Proche de la Valériane rouge, ou Lilas d’Espagne, la Valériane de Lecoq est moins opulente, de feuillage gris bleuté, assez étroit et ne pousse qu’en milieu fortement minéral et surtout non anthropisés.

Chaenorrhinum origanifolium
Chaenorrhinum origanifolium

Petite Linaire, à feuilles d’Origan, annuelle à bisannuelle aux feuilles légèrement crassulescentes, croît dans les fissures périodiquement suintantes des micro-baumes en parois chaudes mais très peu ou plus souvent non ensoleillées. Toutes petites fleurs éperonnée aux lèvres ouvertes, rosées à purpurines de la fin du printemps à la fin de l’été.

Cymbalaria muralis
Cymbalaria muralis

La très jolie Cymbale des murailles est rare en milieux naturel, elle abonde par contre sur les vieux murs et murets non ou brièvement ensoleillés dans lesquels, par un pédoncule tactile, elle insère son fruit dans la fissure nurserie qui couvera la production des graines. C'est une pariétale stricte qui apprécie les supports pas trop arides. Floraison durant toute la belle saison mais plus généreuse en mai-juin.

Dianthus saxicola
Dianthus saxicola

Petit coussin ramassé, aux rosettes densément feuillée de limbes étroitements allongés et dresssés, sur les replats de falaises et les anfractuosités ensoleillées, plus courant sur les gros blocs fracturés et arêtes rocheuses. Fleurs roses peu nombreuses sur de hautes tiges glaucescentes, de mai à Juillet, pour l’Oeillet des rochers.

Erinus alpinus
Erinus alpinus

Seule espèce de son genre l’Erine des Alpes, petite Plantaginacée stolonifère pastel et toute hérissée, fréquente les micro-baumes, souvent abritées des pluies, des falaises semi-ombragées à suintements périodiques qu’elle fleurit de mai à juillet.

Galium pusillum
Galium pusillum

Le Petit Gaillet est dense et luisant, ramassé en coussinet de courtes feuilles aciculaires il est typique des parois verticales lumineuses à ensoleillées arides mais avec légers suintements périodiques. Très souvent aussi sur les crêtes horizontales des bancs calcaro-marneux fortement érodés. Rubiacée à floraison opulente, optimale en mai-juin.

Globularia alypum
Globularia alypum

La Globulaire des Migraines, une Plumbaginacée comme la lavande de mer, est un sous-arbrisseau qui vient sur les adrets les plus arides et ensoleillés, sur calcaires durs et dolomies ou les flancs exposés des dépôts cryoclastiques. Intense floraison bleu cobalt annonçant la fin de l’hiver, dès février jusqu’à mars-avril.

Globularia repens
Globularia repens

La Globulaire Rampante est ligneuse, elle se distingue de sa courante cousine des pelouses dégradées par ses feuilles non échancrées au sommet et surtout par son écologie strictement pariétale, très appliquée à la roche elle est photophile sur les parois abritées d'un ensoleillement continu.

Hieracium andryaloides
Hieracium andryaloides

Semblable à tomentosum dont il diffère par son port ramassé, ses feuilles lyrées et son habitat plus franchement héliophile.

Hieracium amplexicaule
Hieracium amplexicaule

Rosettes de larges feuilles glutineuses, à l'odeur de peau de saucisson, fumet commun à quelques xérophytes locales, sur les parois ouvertes mi-ombragées à ensoleillées. Asteracée à la floraison visqueuse, élancée et estivale.

Hieracium tomentosum
Hieracium tomentosum
Hypericum coris
Hypericum coris

Le Millepertuis Punaise est vert-cendré, rhizomateux il pose ça et là de vigoureuses touffes de tiges aux petites feuilles aciculaires, étalées. Hypéricacée courantes des falaises lumineuses à ensoleillés, des éboulis et pans dégradés d'altitude, fleurissant vieil or de mai à juillet.

Hyacinthoides italica
Hyacinthoides italica

La Scille d’Italie est une provençale des ubacs sur blocs et chaos, dalles ékréophiles, fissures des parois, toujours en situation de fraicheur et d’ombrage, elle fleurit tôt au printemps, en mars-avril et n’est guère commune.